الأربعاء، 30 مارس 2011

L’hydroxyde de calcium en endodontie

L’hydroxyde de calcium  en endodontie

Différentes techniques et matériaux ont vue le jour depuis des siècles en endodontie,et non cessées de s’améliorer à travers le temps,afin de répondre a l’objectif majeur de cette spécialité qui est la conservation et la préservation de l’organe dentaire.

Historique

*J .Nygren (1838) Fistule dentaire

*W. B Hermann (1920)

*Walter Hesse (1937) Coiffage pulpaire

*Granath (1959) Dents immatures

*Nygaard (1961) Fermeture apical

*Andreasen et Cvek (1971/73) Résorptions

*Morse (1976) lésion périapical

Présentation du matériaux

Un matériaux est bon que s’il est bien manipulé

Un matériaux est bien manipulé que si il est bien connu

=Substance alcaline avec un PH= 12,5

=Obtenu lors qu’on hydrate de l’oxyde de calcium lourd :

(CaO)+ H2O —– Ca (OH)2

=Dans une solution aqueuse la CA(OH)2 se dissocie :

*ion Calcium Ca ++

*ion hydroxyle OH-

=Coefficient de dissociation 0,17

=Faible solubilité dans l’eau 1,19g/l

=Faible diffusibilitée

=Biocompatible

Suivant les situation clinique l’hydroxyde de calcium peut être soit choisie sous forme :

= Préparation magistrale:

=Préparation commercial

Calcimol LC
Pâte à l’hydroxyde de calcium photopolymérisable et radio-opaque

Calcicur
Pâte aqueuse à l’hydroxyde de calcium (45%) radio-opaque, prêt à l’emploi.

Présentation: Flacon contenant 20 g de pâte CALXYL® prête à l´emploi
Sans exipient, ni liant, ni durcisseur
rouge = normal · bleu = avec substance radio-opaque

Indications:
Médication temporaire intracanalaire, traitement radiculaire, kystes apicaux, coiffage direct et indirect, spécialement conseillé pour les pulpotomies, pulpectomie, apexogenèse, apexification

Les préparation a base d hydroxyde de calcium existe sous forme

* Suspension aqueuse

* Vernis de protection

* Ciment

* Préparation de résine synthétique

Les différentes propriétés du matériaux

1/Action anti-septique :

-Cette action dépend de son alcalinité(PH=12,5)

Exemple: streptocoque fécal

-OH- inactivation dune enzyme de la membrane de la bactérie sa lyse dénaturation des protéine dénaturation de l’ADN bactérien.

Ca(oh)2 doit être en quantité +concentration suffisante pour

- combattre l’effet tempon des donneurs de proton de la dentine

Ca(OH)2 doit être aussi laissé une duré suffisante

exemple: Entrerococcus faecalis

2/Action anti-exsudative et anti-inflammatoire:

-Caractère hydrophile permet la réduction de l’oedeme péri-apical

-PH alcalin Neutralisation le PH acide dune inflammation

-lutter contre la sérosité et les exsudats

-grande capacité a faire passé un foyer Inflammatoire péri-apical du stade exsudative au stade de réparation

3/Action anti-hémorragique:

C’est grâce au ion Ca ++ qui est un facteur de la coagulation sanguine.

4/Action osteo-inductrice :

Respecte les tissus vivant et leur confère une hyper activité vitale

il stimule le processus de réparation et de la néoformation:

-Au niveau coronaire Pont dentinaire

-Au niveau apicale Tissu dure cémentaire ou osteocémentaire

Au niveau coronaire

Libration des ion OH-

augmentation du PH alcalin

Nécrose superficiel ( zone de nécrose)

stimule la réparation de la dentine réparatrice

Libration des ions ca++

ils ne participent pas seul a la reminéralisation

ils font appel au calcium qui ce situes dans le tissu mou adjacent

Au niveau apicale

les ions OH-

-abaisse la pression de l oxygène

-Ce qui favorise l augmentation du PH alcalin

-Favorise la réparation et la formation du tissu Dure

Les ions Ca++

-Stimule certaine phosphatase alcaline (enzyme) qui participe a la formation du tissu Dure

-Ils ont un effet bénéfique sur la réponse immunitaire.

5/Action sur les endotoxines

Les endotoxines son le produit de dégradation des bactéries résiste après la mort de la bactérie et résiste même à la préparation mécanique et chimique .

Une semaine d exposition au Ca(OH)2 permet l élimination des endotoxines.

V-Les différents champs d’applications

A/ thérapeutique dentinogéne

Remarque

On utilise jamais l hydroxyde de calcium pour

un coiffage pulpaire

•pour les dents temporaire

•l’échec est fréquent au stade II et III a cause de leur anatomie complexe par la nécrose et les complication parodontal

*La technique est réservée uniquement pour les dents temporaire au stade I .

La pulpotomie

nous avons des échec fréquent par la résorption pathologique interne, radiculaire et osseuse.

on utilise l oxyde de zinc eugenole !

B/ thérapeutique cémentogéne

Au cour de la thérapeutique cémentogéne l utilisation de l hydroxyde de calcium reste limité:

=Dans le cas dune pulpectomie dans lequel lobturation définitive canalaire ne peux être réalisé dans la même =séance pour prévenir la contamination du canal (Médication de courte durée.)

=Dans le cas ou l assèchement du canal est impossible a réaliser .

=Dans le cas de fausses route

=Résorption intérne

-pathologiques, peu fréquentes

-étiologie est multiple

-touche toutes les dents surtout les incisives

-C’est une cavité localisée soit au niveau de la chambre pulpaire, soit au niveau canalaire

-Découvertes fortuitement à la suite d’un examen radiographique.

-Résulte dune inflammation pulpaire chronique irréversible …… transforme la pulpe en tissu résorbant (tissu de granulation).

-Lorsque la pulpe se nécrose la résorption s’arrête

On distingue deux formes de résorption radiculaire interne

Les résorptions inflammatoires

Les résorptions de remplacement

En cas de résorption sans perforation radiculaire

Biopulpéctomie

désinfection mécanique et chimique(l’hypochlorite de sodium à 2.5% )

Obturation temporaire Ca(OH)2 pendant une période de 1 à 2 mois,

pour lyser et nécroser les tissus pulpaires résiduels

C/ thérapeutique ostéocémentogéne

Traitement conservateur dune dent mortifiée repose 3 phases:

1-La préparation instrumental(mécanique et chimique)

2-La désinfection du canal .

3-L obturation étanche avec un matériaux qui assure l’herméticité .

Agents intracanalaire

Irrigation

antibactérienne

Agent chélateur

Les solvants

Médication intracanalaire

NaOCl

EDTA

(Ethyléne diamine

Tétracetate

Disodique)

Chloroforme

Xylol

1Phénols

2Antibiotique

3Halogéne

4Steroide

5Aldéhyde

6Hydroxyde de calcium

Les traitements endodontiques en une seul séance sont devenus

-De plus en plus facile a réaliser

-Acceptable du point de vue scientifique

-Offre un succès prévisible

Néanmoins il reste un certain nombre de cas ou le traitement endodontique demande plusieurs séance c’est a ce moment ou la médication intracanalaire devient indispensable:

-l’existence d’un réseau canalaire inaccessible à la préparation

- la durée du traitement endodontique souvent trop courte pour que l’action antimicrobienne de NaOCl soit maximal

- la présence de bactéries et d’endotoxine dans les tubules dentinaire

Différentes stratégies d intervention

Ca(OH)2 médication temporaire gangrène pulpaire

Ca(OH)2 Médication de longue durée parodontite apical

Apexification

Traitement des fractures

Résorption externe

Les inconvénients que présentes le matériaux

1-influe sur l’herméticité du ZOE

2-resorbable

3-radio-opaque

4-le laps de temps pour obtenir les résultas souhaités

5-sa résistance à la compressions est la plus basse de tous les ciments utilisés comme fond de cavités

Conclusion

L’hydroxyde de calcium est un médicament polyvalent qui grâce a son large champ d’application, ses propriétés thérapeutique et sa biocompatibilité a su s’est imposer comme un produit incontournable de l’endodontie moderne.

Bibliographie

Abrégé de dentisterie concervatrice

EMC Pharmacologie endodontique 22 014 D 10 -D Muster -M olive

Traitement conservateur endodontique

Les taumatismes dentaire

La Dent

Article sur intenet

-Conduite à tenir devant les résorptions radiculaires internes

-Recommandations de bonnes pratiques en odontologie pédiatrique

-

L’HYDROXYDE DE CALCIUM EST-IL TOUJOURS D’ACTUALITÉ ?

-TRAITEMENT DES PULPOPATHIES DE LA

-CATEGORIE IV DE BAUME A L’HYDROXYDE DE CALCIUM :

-Hydroxyde de calcium : impossible de s’en passer !

Reconstitution corono-radiculaire des dents dépulpées

Reconstitution corono-radiculaire des dents dépulpées

Les restaurations coronaires à ancrage corono-radiculaire que nous appellerons, pour simplifier, restaurations corono-radicu­laires (RCR), constituent le dernier recours dans le traitement des grandes pertes de substance de l’organe dentaire provoquées par la carie ou un traumatisme.A ce stade, la dent est dépulpée et nécessite une « remise en bon état » esthétique et fonctionnel.

2- Effet de la vitalité pulpaire :

A- Inconvénients :

La suppression de la vitalité pulpaire a pour effet de transformer l’ensemble epithélio-conjontif email-dentine en un corps mort : ce séquestre puisque il faut l’appeler par son nom, est retenu dans l’alvéole grâce à la persistance de la vitalité du cément (élément du parodonte) qui adhère fortement à la dentine radiculaire,

Les matières organiques de l’émail et de la dentine s’altèrent et ces tissus minéralisés ne deviennent plus que des masses minérales dont la résistance mécanique varie selon leur struc­ture. Dans l’ensemble, un fait caractérise la « dévitalisation . c’est la fragilité de l’émail et de la dentine, l’émail étant plus fragile que la dentine les conceptions des restaurations doivent tenir compte de cette modification de la résistance méca­nique des tissus minéralisés.

Un autre effet de la perte de vitalité pulpaire est une modification de la tein­te des dents.

B. Avantages :

Si la dépulpation est une source d’inconvénients sérieux, a l’inverse, elle offre un avantage très important utilisé dans le traitement des grosses pertes de substances
la possibilité de rétention en en profondeur, au niveau de la cavité pulpaire (chambre pulpaire et canaux radiculaires). L’étude de la restauration des dents sans vitalité pulpaire prend ainsi l’aspect d’un diptyque : inconvénients biologiques mais avantages techniques

3-UTILISATION DE LA CAVITE PULPAIRE POUR LA RETENTION

La disparition de la pulpe permet d’étendre la reconstitution dans des régions qu’on se fait un devoir de respecter quand la vitalité pulpaire existe, a savoir les canaux radiculaires.

a- Dans le sens axial la rétention est assurée par l’application du principe ".plus profond que larges. Devant des pertes de substances très étendues, l’extension de la préparation à la cavité pulpaire permet que cette condition soit réalisée ; on peut chercher la rétention simplement dans la chambre pulpaire ou plus profondément dans les canaux a l’aide de tenons radiculaires

Un détail qui a son importance : quelle que soit la limite atteinte par la préparation (orifice des canaux, ou tiers apical), il faut qu’il persiste, au-delà de la restauration, de la pâte à canaux pour maintenir le bon état de santé des tissus sous-jacents et assurer la cicatrisation qui suit l’intervention endodontique.

Il est bien évident aussi que pour des pertes de substances étendues, ces réten­tions en profondeur rendent un très grand service dans la constitution des restau­rations. il ne faudrait pas, pour autant, dépulper systématiquement dans tous ces cas ; il existe en effet toute une série de possibilités de rétention par tenons dentinaires qui permettent de conserver la pulpe vivante. Avant de dépulper pour une raison d’ordre prothétique, il faut rassurer qu’il n existe pas un moyen valable de restauration avec conservation vivante de la pulpe ; cette pensée est aussi applicable en prothèse conjointe.

b. L’extension de la préparation à la zone caméro-canalaire augmente la rétention dans le sens transversal.

C’est la raison pour laquelle, sur une dent privée de pulpe, il est toujours intéressant de pratiquer cette extension, il est tout à fait inadéquat, pour faire une belle cavité, de reconstituer en ciment la « marche », qui existe entre les cavités principale et secondaire sur dent pulpée ; l’incorporation de la chambre pulpaire dans la préparation est tout à fait conseillée.

Donc il faut :

1 — conserver le maximum d’épaisseur aux parois latérales,

2 — recouvrir les faces occlusales,

3 — utiliser les rétentions en profondeur,

4- Comportement mécanique de la RCR :

-La restauration peut être délogée par des forces de traction axiale auxquelles elle s’oppose par sa rétention.

- Prenant appui sur un de ses bords, elle peut être basculée par des forces latérales auxquelles elle s’oppose par sa résistance.

- Par son ou ses tenons radiculaires, elle permet la transmission de ces forces à la racine : les contraintes engendrées ne sont pas périphériques et parallèles à la surface,comme sur une dent intacte mais centrales et per­pendiculaires et prédisposent ainsi à la fracture radiculaire

Ces trois éléments conditionnent la valeur mécanique de la restauration et celle-ci est essentiellement tributaire du tenon radiculaire.

5- Le tenon radiculaire : généralités

Élément capital de la RCR, le tenon radiculaire présente une série de caractéristiques intrinsèques dont dépend la solidité de celle-ci, à savoir sa rigidité flexionnelle, son pouvoir rétentif, sa jonction avec la restauration coronaire.

a1- Rigidité flexionnelle

C’est par sa rigidité que le tenon assure le renfort des structures coronaires restantes et la résistance de la restauration aux forces latérales. Sous l’effet de celles-ci, un tenon trop peu rigide subira une flexion élastique qui peut dépasser le seuil d’élasticité de la dentine radiculaire et provoquer sa fracture. De plus, la couche de ciment à l’interface tenon-dent n’a pratiquement aucune élasticité et ne peut donc épouser les déformations respectives du tenon et de la dentine qu’en se fragmentant, premier acte du descellement. La rigidité est donc essentielle. Elle est pro­portionnelle au module d’élasticité du métal utilisé et au diamètre du Tenon

Alliages précieux type III ou IV coulés

80 x 103 MN/m2

Alliages précieux étirés

96 à 117 x 103 MN/m2

Laiton

117 x 103MN/ml

Titane HCP

110 x 103MN/m2

Acier 18/8

179 x 103MN/ml

Nickel-chrome

215 x 103MN/m2

Tableau -1- : Module d’élasticité de divers matériaux utilisés dans les RCR

a2- Pouvoir rétentif

Le pouvoir rétentif du tenon est influencé par :

- sa longueur d’emmanchement,

- sa forme,

- son état de surface.

1- Longueur d’emmanchement

Logement du tenon radiculaire :

Quelque soit la méthode ou la technique utilisée, il faut que l’obturation canalaire soit totale ou tout au moins qu’il puisse persister de la patte a canaux au dessus de la loge a tenons. Se bouchant de patte permet le maintien du bon état de santé periapicale il ne doit pas être constituer par une patte résorbable en général la loge du tenon correspond au 2/3 de la longueur de la racine le bouchant en question correspond au 1/3 apical en tenant compte bien sure des conceptions que l’on possède sur les limites apicales de l’obturation canalaire.

La rétention augmente avec la longueur d’emmanchement comme l’ont montré

pour la première fois en 1968 COLLEY et coll. par des tests de traction.

On ne peut donc respecter la longueur de tenon souhaitée dans les cas :

- de racines apectomisées,

- de récessions gingivales importantes,

- de caries cervicales profondes,

- de racines courbées,

- de racines naturellement courtes : celles-ci sont estimées représenter plus de 25 % de la totalité des cas et appartiennent surtout aux incisives maxillaires et mandibulaires

2- Forme :

Les tenons radiculaires préfabriqués se présentent sous les formes cylindriques, coniques et cylindro-coniques. Les tenons coulés, dit anatomiques, sont le plus souvent coniques.

Tous les tests de traction portant sur des tenons normalisés installés dans des logements préparés avec les forets calibrés correspondants confirment que les tenons cylindriques sont plus rétentifs que les tenons coniques. COLLEY et coll. montrent que la rétention diminue avec l’angle de convergence (angle formé par le prolongement des faces latérales). Ils fixent à l’angle de convergence une valeur limite de 4°. Cependant, la forme cylindrique expose aux perforations latérales avec

les racines dont la partie apicale est étroite.

La forme cylindro-conique semble particulièrement intéressante puisqu’elle allie une partie cylindrique rétentive à une portion conique moins dangereuse pour la partie apicale de la racine.

3- État de surface :

L’état de surface est le facteur qui influence le plus la rétention d’un tenon. Il faut faire la distinction entre les tenons à taraudage dentinaire et les tenons sans taraudage.

a3- Jonction avec la restauration coronaire

Un maximum de contraintes se trouve concentré au niveau de la région cervicale de la dent : c’est pourquoi la jonction de la partie radiculaire avec la partie coronaire de la RCR doit être particulièrement solide

6- Restaurations :

Les tenons utilisés peuvent être des vis à taraudage dentinaire ou des tenons scellés.

1- Reconstitution sur vis à taraudage dentinaire

Indications :

Ces vis très rétentives sont particulièrement indiquées pour la restauration coronaire complète des dents monoradiculées où s’exerce un effort maximal sur le tenon. Il faut cependant que le volume radiculaire soit suffisant, puisque ces tenons sont toujours cylindriques, et que la couronne dentaire soit presque entièrement détruite car la plupart d’entre eux ont une tête très volumineuse. Par leur grand pouvoir rétentif, ces vis sont tout particulièrement indiquées pour les dents à racines très courtes où la rétention des tenons scellés risque d’être insuffisante.

a- Différentes formes :

1- Le système de Kurer

Système de Kurer

Système de Kurer.

A – Anchor System. B – Finlock. C – Crown Saver. D – Foret de pénétration. E – Foret de calibrage. F – Fraise à épaulement. G – Taraud. H – Clef.

2- Les vis canalaires Wirz-Strauman WS, (Institut Strauman, CH 4437, Waldenburg, Suisse)

Ces vis sont façonnées dans un alliage au cobalt, le « syntacoben », dont la résistance à la corrosion est exemplaire et dont les propriétés mécaniques surpassent celles des meilleurs aciers. La partie radiculaire se présente en deux longueurs dont chacune existe en deux diamètres.

La partie coronaire permet également un choix de trois longueurs de têtes. L’instrumentation comprend les forets, tarauds et tournevis comme dans le système de Kurer. Le pas de vis de ce tenon est plus espacé. C’est peut-être pour cette raison que le taraudage et la mise en place sont beaucoup plus aisés. Le pouvoir de rétention de ces vis est presque moitié moindre que celui des Kurer

Le système Wirz-Strauman (WS)

Le système Wirz-Strauman (WS).

A – Tenon ; C- Foret de calibrage ; C – Fraise à épaulement ; D – Taraud ; B- Douilles de butée de profondeur ; F – Tenon monté sur la clef.

3- Le système Radix (Les Fils d’Auguste Maillefer, SA, 1338, Ballaigues, Suisse)

Construit en trois versions (acier inoxydable, cobalt-nickel -chrome – molybdène et titane), le Radix Anker est un tenon cylindrique autotaraudant. Sa partie radiculaire est dotée de quatre rainures longitudinales destinées à l’écoulement du ciment et d’un filet peu saillant, très tranchant, ne présentant que quatre spires espacées réalisant à la fois le taraudage et le vissage.

La partie coronaire est munie de cinq ailettes découpées qui assurent une rétention remarquable au composite mais gênent la condensation correcte de l’amalgame

Le système Radix

Le système Radix.

A – Radix Anker ; B – Tenon RS ; C – Foret de pénétration ; D – Fraise à épaulement ; E – Foret de calibrage ; F – Clef de Thomas ; G – Jauge de profondeur et de calibrage. H – Clef.

4- Flexi-post (Essential Dental Systems, New York, N.Y.)

Ce tenon créé aux Etats-Unis n’est pas encore commercialisé en Europe. Il se caractérise par le fait que sa partie radiculaire est fendue longitudinalement dans sa moitié apicale pour réduire les contraintes lors du placement. Son filet espacé et tranchant réalise un autotaraudage ainsi que le démontre le grand pouvoir de rétention de ce tenon

2- Reconstitution sur tenons scellés sans taraudage dentinaire

Indications et descriptions de quelques tenons

Ces tenons scellés ont un pouvoir rétentif très satisfaisant mais cependant très inférieur à celui des Kurer (de 30 % à 45 %). Ils sont en général munis d’une tête peu volumineuse. Pour ces deux raisons, ces tenons devraient être réservés aux reconstitutions en amalgame ou en composite sur dents pluriradiculées. Dans ces cas, plusieurs tenons sont souvent associés et leur divergence a pour résultat d’accroître considérablement la rétention de la reconstitution par un effet de clavetage. Le pouvoir rétentif de chaque tenon pris individuellement perd, dès lors, de son importance.

C’est pourquoi, ces tenons peuvent être installés moins profondément que sur les dents monoradiculées et ceci devient impératif dans les racines mésiales des molaires inférieures et vestibulaires, des molaires supérieures dont la morphologie expose beaucoup plus aux perforations ou au stripping (alésage à fleur de surface radiculaire) .Les têtes des tenons doivent pouvoir cohabiter dans l’espace réduit que constitue la cavité et c’est pourquoi elles doivent être de petite dimension. C’est leur ensemble qui crée un ancrage pour le matériau de reconstitution. Parmi ces tenons, nous ne citerons que les plus connus.

La vis Dentatus (AB Dentatus, Jacobsdalsvâgen 14-16 126/53 Hâgersten)

Parmi les plus anciennes, la vis Dentatus qui se présente en vingt numéros différents par leur longueur et leur diamètre, existe en laiton doré et en titane. Le laiton est corrodable et la protection apportée par la dorure est contestée. Ces tenons ont pour principal défaut d’être trop peu rigides dans les petits diamètres.

Les vis FKG (Flückingen – Huguenin SA, Capelle 6a CH 2300, La Chaux de Fonds, Suisse)

Ces vis cylindriques n’existent qu’en un diamètre (1,3 mm) et dix longueurs différentes. Une série de quatre forets de calibre progressif permet d’aléser le canal à la dimension voulue, mais le quatrième foret produit un hyperalésage manifeste. Le diamètre unique limite les possibilités d’utilisation de ce tenon.

Les vis Unimetric (Les Fils d’Auguste Maillefer SA, 1338, Ballaigues, Suisse)

leur surface présente un filetage dont l’arête est arrondie. Leur diamètre à l’extrémité est d’1 mm. Elles existent en trois longueurs, identifiées par un code de couleurs, et présentées chacune en deux variantes en fonction de la longueur de la tête. L’instrumentation permet le placement rapide grâce aux repères de profondeur prévus sur les mandrins des forets. Ces vis existent en acier et en titane.

La vis Normatec (Tecalliage, 10 rue Gustave Rouapet, 75018 Paris)

Fabriquée en titane, cette vis cylindro-conique à filet arrondi se présente en trois longueurs dans chacun de ses six diamètres. En fait, les dimensions, les forets et le codage coloré de ces vis sont identiques à ceux des pivots pour reconstitutions coulées, ce qui forme un ensemble intéressant.

Les vis Ancorex (Svedia International SA, résidence Tamaris, Fontanivent, Ch 1817 Brent-Montreux, Suisse)

Ces vis en titane présentent une similitude pratiquement totale avec les vis Dentatus : même forme cylindro-conique, mêmes diamètres et mêmes longueurs. Elles sont cependant munies d’une gouttière d’écoulement. Les clés et les forets sont identiques. Ces vis sont présentées comme pouvant être scellées ou vissées dans la dentine suivant le calibre des forets respectifs utilisés pour réaliser le logement. La conformation de leur filetage et leur profil peuvent cependant laisser craindre que la tentative de vissage dans la dentine ne provoque un éclatement de la racine.

Séquence clinique

Alésage et calibrage

La pénétration du canal se fait toujours avec les mêmes précautions mais s’arrête généralement à mi-racine puisque ces tenons ne sont pas seuls à subir les contraintes mécaniques.

L’élargissement et le calibrage se font avec les forets appropriés munis de repères de profondeur en silicone sauf dans le système Unimetric où ces repères sont déjà gravés dans le mandrin

Nombre de tenons :

Lorsqu’il ne reste que la partie radiculaire, un tenon est placé dans chaque canal. Par contre, s’il subsiste plus de la moitié du volume coronaire, il suffit d’un seul tenon placé de telle sorte qu’il soit centré au sein de l’obturation. Il faut tenir compte de ce que les couches périphériques de la dent seront éliminées par la préparation destinée à la couronne de recouvrement. Ainsi, la prémolaire dont il ne reste que la cuspide vestibulaire doit-elle être reconstituée avec deux tenons car la préparation d’une CCM ou d’une CIV va faire disparaître cette cuspide.

Scellement :

Après lavage et séchage des canaux, le scellement se réalise par double enduction, en utilisant de faibles quantités de ciment. Il est possible que les tenons doivent être scellés en plusieurs temps successifs, la tête du premier devant être retouchée pour permettre le placement correct du suivant.

Reconstitution :

Après ajustage d’une matrice ou d’une bague, le matériau, amalgame ou composite, est mis soigneusement en place. Il doit pouvoir être foulé entre les tenons et dans tous les recoins de la cavité. Les composites et les amalgames ont des propriétés mécaniques suffisantes. Pour autant que leur ancrage radiculaire soit valable, ils permettent de réaliser au niveau des molaires et de beaucoup de prémolaires des reconstitutions préprothétiques économiques et tout à fait valables.

Le système Unimetric

Le système Unimetric

Le système Unimetric : séquence clinique.A – Choix, d’après la radiographie, d’un tenon de longueur adéquate : les repères de profondeur des forets correspondants indiquent cette longueur.B – Forage et calibrage à la bonne profondeur grâce au repère.C – Moignon reconstitué en amalgame sur deux tenons et couronne coulée.

7- Autres formes cliniques :

Séquence clinique de la préparation d’une

CTR céramométallique ou d’une CTR à

incrustation vestibulaire

v-Section de la couronne à mi-hauteur perpendiculairement à

son grand axe.

v-Dépose des obturations.

v- Préparation du logement du tenon.

vpréparation du chanfrein vestibulaire et de l’épaulement

buccale

v- prise d’empreinte

v- étape laboratoire : réalisation de la CTR

v- essayage

v- scellement

B-RCR en 2 étages moignon coulé + couronne :

R.C.R. en cas de fracture  sous-gingivale profonde

R.C.R. en cas de fracture sous-gingivale profonde.

8-Conclusion :

Les RCR existent en diverses variantes cliniques Mais, pour faire le bon choix dans cette variété de matériaux et de techniques, il est souhaitable d’avoir à l’esprit quelques notions théoriques concernant le comportement mécanique de la dent, le comportement mécanique de la restauration et les propriétés que devrait présenter le tenon radiculaire, pièce maîtresse de ce type de restauration.

Bibliographie :

-EMC Tome -9- « la restauration coronaire à ancrage corono –radiculaire »

-Odontologie conservatrice Tome-7-

-www.dentalspace.com

Techniques actuelles De la mise en forme canalaire

Techniques actuelles De la mise en forme canalaire

l’objectif du traitement endodontique est de prévenir ou d’éliminer l’infection, par l’iradication des bactéries et de leurs toxines du système canalaire ainsi que de tous les débris susceptible de servir de support et de nutriments à la prolifération bactérienne. Cette étape est assurée par la mise en forme du système canalaire ,qui permettra d’assurer la désinfection , suivie par une obturation tridimensionnelle étanche.

•Une mise en forme idéale dois permettre :

•-une conicité continue à partir du foramen apical jusqu’à l’orifice caméral, sans déplacement du trajectoire canalaire

•-une mise en forme suffisante à la jonction entre le 1/3opical et le 1/3 moyen ,permettant l’obtention d’une conicité apicale adéquate.

•-Le maintien du forme apical dans sa position

•-la possibilité d’obturer par les différentes techniques de gutta percha à chaud .

•* la préparation manuelle avec les instruments en acier est longue et fastidieuse ,et les résultats obtenus ne sont souvent pas à la hauteur des efforts fournies, surtout dans le cas des canaux courbes.

•-et pour cette raison , à la fin des années 80, le nickel titane ,alliage superelastique, faisait son apparition en endodontie .

II)-propriétés requises d’un instrument en nickel-titane :

•-une flexibilité suffisante dans les grandes conicités

•-une efficacité de coupe sans vissage,ni aspiration de l’instrument dans le canal.

•-avec des séquences les plus simples possibles, avec un nombre minimum d’instruments, dans un but d’ergonomie et de gain de temps .

•*la plus part du systèmes rotatifs nickel-titane permettra :

•-moins de teansport de la trajectoire originelle .

•-une flexibilité suffisante dans les grandes conicités

•-une efficacité de coupe sans vissage,ni aspiration de l’instrument dans le canal.

•-avec des séquences les plus simples possibles, avec un nombre minimum d’instruments, dans un but d’ergonomie et de gain de temps .

•*la plus part du systèmes rotatifs nickel-titane permettra :

•-moins de teansport de la trajectoire originelle .

III)- les systemes actueles :système rotatif en ni-ti
III- 1) critère de classification :

•-les instruments nickel titane sont classes selon 2 critères :

–la conicité majore : constante ou variable

–le dessin de la lame : il existe deux groupes.

• *passifs ou non coupants lorsqu’ils sont munis d’un méplat radiant.

• *actifs ou coupants sans méplat radiant.

III-2)-les différents types d’instruments actuels :
A)-instruments à conicité constante :
A)-1) instruments à méplat radiant :

•*le système ProFile ;

• -une section en triple U

• -une masse centrale réduite

*le système est composé de :

• -ProFile OS :

• -ProFile en conicité 6%

• -ProFile en conicité 4%

• -ProFile en conicité 2%

•*les profiles OS sont utilisées dans la position coronaire suivi :

•*les profile 6% par un mouvement de va et vient.

•*les profile 4% sont utilisés dans la portion apical des canaux fins et courbes pour permettre le passage des instruments 6%.

* le système quantec :

•-de section asymétrique

• -angle de coupe plus actif que le profile

• *il comprend 03 quantec flares :

•-de ф 25 et conicité 12%,10% et 8%

•-de ф 15, 20, 30,35 et 40 en conicité 2%

•-de ф 25 en conicité 3%,4%,5% et 6%.

*Le système K3 :

•-c’est le moins flexible des systèmes à méplat radiant

•-il comprend 2 orifices openers :

•*instruments courts 17 mm de ф 25 et de conicité 10% et 8% ,ainsi que instruments de conicité 6% et 4% ,du ф 15 au ф60,en 21 ,25 et 31 mm de longueur .

*le système GT ROTARY FILE .

•-il comprend 3 séries de 4 instruments.

•-un série d’instrument à 20/100 de ф de pointe

•-une série d’instrument à 30/100 de ф de pointe

•-une série d’instrument à 40/100 de ф de pointe.

•*le choix de la série à utiliser se fait en fonction du ф initiale du canal et de sa courbure.

•-les instruments travaillent de la conicité la plus importante (10%) vers la conicité la plus faible (4%)

•-le diamètre de la pointe reste constant au niveau de la même série.

A- 2) instruments coupants :

•*Héro 642®

• – de profil hélicoïdal

• – comprend 3 angles de corps

• – une masse centrale importante

•Ce système comprend 9 instruments principaux :

•Des instruments de f20,25 et 30 chacun étant décline en 6%.4% et 2% de conicité, complètes par des instruments de 2% en f35 ,40et 45

•Ce système à été récemment amélioré par l’introduction du Heroshaper

–L’Endoflare ®

–Héro apical ®

* le Flex Master ® ou Cone Flex® :

•-Un instrument à section. : triangulaire convexe.

• -Il comprend :

a ) – l’introfile :

Instrument court (19m m) de f22 et de conicité 11%

b) – des instruments de f20,25 .30 et chacun en conicité 2%,4%et 6%.

Concept de travail des instruments à conicités constantes :

•Ces instruments sont présentes sous la forme d’un pyramide.

•Ces pyramides sont utilisées de la plus large vers la plus étroite, sans pression excessive, par un mouvement de va et vient dans le canal réalisant une préparation corono-apicale (crown-down).

B -)Instruments à conicité variable :

•Le Protaper :

• -Le seul instrument présentant une conicité variable .

• -Un instrument coupant sans méplats radiant

•Ce système est caractérise par : flexibilité adaptée aux différèrent instrument , ainsi conicité importante est donnée à l’instrument uniquement la ou le travail est souhaité dans le canal .

• Description du Protaper :

•-présente une section triangulaire convexe qui augmente la résistance à la fracture en torsion

• -une pointe non coupante Þ respect du trajectoire

• -un angle d’Hélice et un pas variable Þ une bonne remontée des débris.

• -La conicité variable permet en outre la simplification des séquences opératoires par la reduction de nombre d’instruments .

•une séquence standard pour la majorité des cas clinique dont l’ordre d’utilisât correspond au couleur iso.

• Les instruments de Protaper :

• En membre de 6 :

• -3shaping files

• -3 finishing files

•a) Shaping files :

• destinés à l’ouverture de la trajectoire canalaire

• présente une conicité variable croissante

• conicité maximale au niveau coronaire et médiane de la partis active (forme en « Tom Eiffel ») .

• Shaping file 1(S1-violet) : presente 12concités différentes le long de sa partie active, avec un F de pointe de 18/100° .cet instrument élargit les ports coronaire et médiane, tandis que la pointe fine sert de guide

• shaping file 2(S2-blanc) : presente 9 conicités différentes à partir avec un F 20/100°

• destiné a élargir la jonction le 1/3 apical et le 1/3 moyen.

• shaping file Sx : existe en une seule longueur 19m

• il remplace le s 1 et s2

•b) Finishing files :

•destiné à la finition apicale

• -ils pressentent des conicités variables décroissantes

• -cette caractéristique permet de donner à l’instrument une conicité importante au niveau de la portion apicale de la partie active sur les 3 premiers m m

• -la conicité s’inverse à partir du 4 m m, conférant une flexibilité importante au corps de l’instrument

• *Finishing file1 (f1-jaune) : présente 2 conicités décroissantes à partir d’un 1Æ de pointe 20/100°avec une conicité de 7% sur les 3 premiers mm, la conicité passe à 5,5%sur le reste de la partie active .

•

•*Finishing file 2 (f2-rouge) : présente 3 conicités décroissantes à partir d’un f de pointe de 25/100°avec une conicité de 8% sur les 3premiers m m , la conicité passe à 6%sur 2m m puis à5,5% sur le reste de la partie active .

• *Finishing file 3(f3-bleu) : présente 3 conicités décroissantes à partir d’un f de pointe de 30/100° avec une conicité de 9%sur les 3 premiers m m , la conicité passe à 7%sur 2m m puis à 5%sur le reste de la partis active .

•Rg: Dans des cas particuliers ;des canaux courbés sur les derniers 4ou5m m apicaux on aura une association entre les 2 méthodes ;

•Ceoron doun au niveau coronaire et step back au niveau apical ,avec une préparation manuelle

IV)- Conclusion :

•Néanmoins ,si les instruments rotatifs en nickel –titane eliment en grande partie les risques et les problèmes en coueus lors de la préparation canalaire avec les instruments en acier inoxydables , leur seul inconvénient est la fracture , et quelque soit le système utilisé

• Donc , il est prémourant de connaître les contre indication et les limites d’utilisation de ces nouveaux instruments.

V)- bibliographie :

•Traitement endodontique

•« Pière Machtom »

Le retraitement endodontique

Le retraitement endodontique

La sélection du cas avant d’entreprendre un retraitement endodontique est une étape tout aussi importante que la technique de retraitement.

La décision repose sur l’évaluation de la faisabilité du retraitement, c’est-à-dire sur l’évaluation et l’anticipation de tous les obstacles présents ou potentiels consécutifs à l’ancien traitement et à la restauration de la dent

Def du retraitement

Le retraitement endodontique consiste à éliminer de la dent tous les matériaux d’obturation canalaire et à refaire le nettoyage, la mise en forme et l’obturation des canaux.

Le retraitement est fait lorsque le traitement initial apparaît inadéquat ou a échoué, ou lorsque le réseau canalaire a été contaminé par une exposition prolongée à l’environnement intra-oral. (Définition de l’American Association of Endodontics Glossary – Contemporary terminology for Endodontics Fifthedition 1994).

Quelques chiffres

Le taux de réussite des traitements endodontiques varie suivant les auteurs ; il est proche de90%.

La reprise de traitements endodontiques représente 75 à 80 % des actes endodontiques effectués au cabinet dentaire.

Le taux de réussite des reprises de traitements endodontiques est moins élevé et dépend de la présence d’une lésion péri apicale ou non, mais serait, d’après MATCHOU, bien plus élevé que les 70 % classiquement rapportés dans la littérature. (VAN NIEUWENHUYSEN, 62) (MACHTOU, 40 et 42).

Objectif du RTE

L’objectif du retraitement endodontique est le même que celui du traitement endodontique initial

supprimer tout foyer infectieux potentiel ou déclaré et prévenir les récidives par une obturation hermétique du réseau canalaire, répondant aux règles de bonne pratique établies pour le traitement endodontique initial.

Le retraitement doit plus particulièrement viser éliminer les microorganismes qui ont résisté au précédent traitement ou qui ont ultérieurement colonisé l’endodonte de la dent.

Une désinfection aussi parfaite que possible, obtenue par une préparation sérieuse du canal,aura pour effet d’éliminer la réaction inflammatoire due à la présence de germes et de toxines dans le canal. Une fois l’inflammation disparue, les mécanismes de défense de l’organisme assureront la réparation tissulaire (LAURICHESSE, 34).

Indication du RTE

1 – Le RTE est indiqué lorsqu’une pathologie péri-apicale ou péri-radiculaire d’origine endodontique est diagnostiquée et met en cause une dent ou racine dont le réseau canalaire a déjà été obturé.

2 – En l’absence de toute pathologie, lorsque le renouvellement d’une obturation coronaire ou lorsqu’une reconstitution prothétique est envisagée, le RTE est indiqué seulement si la qualité de l’obturation est insuffisante.

3 – La défaillance et/ou le vieillissement d’une restauration coronaire devenue non hermétique peuvent compromettre le succès d’un traitement endodontique sous-jacent et contraindre au RTE.

En dehors de l’urgence, le RTE s’intègre dans un plan de traitement global adapté aux besoins et à la demande de chaque patient.

Le RTE n’est indiqué que si la dent peut être ensuite restaurée ou reconstituée de manière durable. L’état général et l’âge du patient peuvent contre-indiquer un RTE, considéré comme plus complexe, plus contraignant et plus aléatoire qu’un TE.

Contre indication du RTE

Elles sont celles de l’endodontie classique

Ø Support parodontal insuffisant après évaluation des possibilités de guérison (poches profondes, dents très mobiles…)

Ø Fracture verticale ou fêlure

ØDent trop délabrée et sans position stratégique

ØOuverture buccale ne permettant pas un accès instrumental suffisant

Les Contre-indication médicale

Les recommandations de la cinquième conférence de consensus en thérapeutique infectieuse sur la prophylaxie de l’endocardite infectieuse concernent le RTE ; elles sont rappelées ci-dessous:

- "Chez les patients à haut risque d’endocardite infectieuse, les pulpopathies, les parodontopathies et les traumatismes nécessitent l’extraction. Les prothèses sur dents à dépulper, les implants et la chirurgie parodontale sont formellement déconseillés".

- "Lors de la préparation à une chirurgie de remplacement valvulaire, les malades rentrent dans la catégorie à haut risque d’endocardite infectieuse; seules seront conservées les dents pulpées ou présentant un traitement endodontique parfait, sans élargissement desmodontal, remontant à plus d’un an,et au parodonte intact. Toutes les autres dents dépulpées dont le traitement endodontique est incomplet, les dents dont le support parodontal est pathologique, les racines et apex persistants seront extraits aumoins quinze jours avant l’intervention cardiaque".

Les échecs des interventions endodontiques et leurs complications

Les complications des interventions endodontiques constituent en effet des « échecs », l’aggravation de l’état pathologique pour le quel l’intervention endodontique a été pratiquée et l’apparition d’un nouvel cas pathologique dans un site voisin ou éloigné.

Nous citerons à titre d’exemple la pulpite chronique sous-jacente à la plaie dentinaire coiffée devenant une pulpite aiguë et le traitement d’une pulpite donnant naissance à une desmodontite.

Il existe d’autres échecs qui proviennent d’erreurs ou de fautes dans les techniques opératoires.

Il convient de rechercher les causes de ces divers échecs opératoires et de voire si l’on peut les éviter ; puisqu’ils sont iatrogènes.

ØUne autre variété d’échec réside dans la récidive. Le traitement ne permet pas d’obtenir la guérison définitive et la pathologie recommence, sans qu’il y nécessairement une aggravation clinique notoire…par exemple ; la reconstitution de la dent est mal réalisée et la carie reprend, une nouvelle crise de pulpite réapparaît, etc.

Echecs liés à des erreurs de diagnostic

-L’échec du traitement repose sur une double erreur de diagnostic et d’indication thérapeutique. Est-ce que cette erreur est excusable, est-ce qu’elle est à la limite de la faute ?

L’incertitude est le fait de l’endodontie ; il faut beaucoup de prudence.

Comme son nom l’indique, l’endodontie se situe « en dedans ». Elle est invisible : à l’intérieur de la dent pour la pulpe, à l’intérieur de l’os pour le desmodonte.

La clinique fait seulement apparaître un ou deux signes qui permettent le diagnostic de l’inflammation mais n’apporte aucun élément sûr pour affirmer l’état pathologique exact du tissu, surtout pour la pulpe. Et puis on sait que les lésions sont hybrides entre le chronique et l’aigu, et même la nécrose. Aussi quand on cherche à obtenir la guérison par la réversibilité des phénomènes inflammatoires le praticien, n’est en possession que d’éléments incertains.

Il n’a comme seul recours la pratique des pansements d’attente et puis la surveillance de l’évolution.

La radiographie apporte bien quelques renseignements sur des modifications au niveau du minéral, en plus ou en moins, mais ne peut apporter que des éléments complémentaires pour conforter le diagnostic.

Les risques d’erreurs sont nombreux : peut-on précisément délimiter le passage de la dentine affectée à la dentine infectée ? Peut-on être absolument certain de la pénétration d’un canal ? De la qualité d’une obturation canalaire ?des matériaux destinés à cette obturation ? Des réactions biologiques des tissus malades ?etc.

Dans ces conditions, il est prudent de ne faire que du provisoire. Ne jamais reconstituer définitivement une dent avant que le début de la cicatrisation n’ait eu lieu ; bien entendu, jamais le jour de la taille d’une cavité, jamais quelques jours après la pose d’un pansement dentinaire ou d’une obturation canalaire.

Mieux savoir attendre et au besoin rattraper une mauvaise évolution que de tout recommencer après un échec cuisant.

Echecs liés aux interventions endodontiques

Pour les énoncer, il suffit de consulter la technique de chaque intervention endodontique et de noter les erreurs à éviter à chaque temps opératoire susceptible d’en engendrer.

Les traitements préventifs des complications constituent autant de solutions pour les éviter.

Ces faits sont très nombreux. L’opérateur doit bien les connaître et les avoir constamment à l’esprit pour les éviter.

Complications opératoires des interventions endodontiques

Comme pour toute intervention chirurgicale, les interventions endodontiques peuvent être accompagnées d’un certain nombre de complications ; leur nature peut être très variée.

Au cours de l’intervention, il s’ajoute un fait imprévu dont l’importance varie beaucoup ; sa répercussion peut être un simple allongement de la durée de l’intervention, ou la mise en action d’une nouvelle technique opératoire, mais elle peut aussi mettre en cause l’avenir de la dent (fracture d’instrument,…) ; certaines complications sont mêmes si graves que c’est l’avenir du sujet qui peut être mis en cause (syncope, déglutition d’un instrument dans le carrefour aéro-digestive).

La connaissance de l’état général du malade et la prémédication, l’application rigoureuse des techniques bien au point suffisant à réduire ces complications à quelques unités. Mais leur suppression totale n’est pas possible car on ne pourra jamais éviter une anomalie anatomique, une « paille » dans un métal, un geste maladroit, un opérateur fatigué, etc.

Cavite d’accès

Il semble que la majorité des accidents opératoires et les complications de l’endodontie surviennent pendant la préparation de la cavité d’accès ou résultent de ce que l’on a pas donné à cette cavité les dimensions ou la forme souhaitable.

L’erreur la plus courante est de la faire petite (fig.1), elle conduit à la rétention du tissus pulpaires, particulièrement dans la régions des cornes pulpaires, et donc à une discoloration de la dent,

elle entraîne aussi des difficultés dans la découverte des orifices des canaux dont certains risquent ainsi de passer inaperçues. De plus, ci l’orifice d’accès n’est pas adéquat les instruments à canaux risquent d’être fâcheusement orientes par les parois de la cavité d’accès ce qui accroît le risque de perforation radiculaire. Il importe de se rappeler que les orifices des canaux radiculaires d’une dent qui a plus d’un canal se trouvent en périphérie du plancher pulpaire, dans les angles.

Le raccourcissement de cuspides est souvent utile parce qu’il facilite l’accès a une canal. Les cuspides fragiles devront toujours être coupées ou réduites pour prévenir les fractures coronaires ou corono-radiculaire .Les fractures dépassent souvent toutes les ressources thérapeutiques .Dans la plupart des cas elles auraient pu être prévenues par la section d’une cuspide lors de la préparation de la cavité d’accès.

Réactions aux médicaments :
-Irritation locale :

Certains antiseptiques utilisés dans les canaux radiculaires, particulièrement les aldéhydes et les dérivés de phénol, peuvent attaquer non seulement les bactéries mais aussi les cellules des tissus. Ils risquent donc de provoquer une inflammation chimiquement induite dans les tissus périapicaux et une exsudation dans le canal. Les auteurs de langue anglaise désignent cet état par l’expression « weeping canal » (canal qui pleure) et il est contrariant en ce que la partie apicale du canal ne peut être asséchée correctement. D’autre part l’exsudation périapicale de cause chimique peut être confondue avec une parodontite apicale et dans le but d’éliminer cette infection supposée on risque d’utiliser des médicaments encore plus agressifs et d’aggraver la situation.

La bonne attitude thérapeutique est l’arrêt des antiseptiques puis l’introduction d’hydroxyde de calcium dans le canal pour deux ou trois semaines. L’exsudation d’origine chimique va alors s’arrêter et le canal pourra être asséché et obturé

D’autres médicaments qui sont sûrs quand on les utilise correctement peuvent provoquer de sérieux dommages aux tissus dans certaines circonstances fâcheuses.

u Si au cours d’une irrigation canalaire d’hypochlorite de sodium, l’aiguille de la seringue se bloque dans le canal, le médicament risque de passer au-delà du foramen apical, dans les tissus parodontaux , et d’y provoquer la nécrose du ligament, de l’os alvéolaire et de la muqueuse.

De telles lésions sont extrêmement douloureuse et peuvent nécessiter un traitement analgésique pendant plusieurs jours. Une antibiothérapie doit aussi être instituée pour prévenir l’infection des tissus altérés.

Les lésions peuvent avoir un aspect inquiétant et faire souffrir mais elles sont superficielles et beaucoup moins sérieuses que les réactions qui sont provoquées par l’injection d’un médicament toxique au-delà de l’apex d’une dent.

- Réactions neurotoxiques :

La neurotoxicité d’un médicament ou d’un ingrédient actif d’un matériau dentaire peut poser des problèmes particuliers en endodontie parce qu’un tronc nerveux majeur, le nerf mandibulaire, peut être affecté à un tel degré que sa fonction risque d’être définitivement compromise (fig.2.).

Il existe un grand nombre d’observations publiées de dysesthésies de ce nerf. La plupart des incidents surviennent après obturation canalaire avec un matériau contenant du formaldéhyde.

le Formaldéhyde est puissamment neurotoxique et son effet est irréversible. Dans quelques cas seulement, les patients ont récupéré une sensibilité normale après ablation chirurgicale du matériau venant au contact du nerf.

Bien d’autres substances utilisées en endodontie ont aussi un certain effet neurotoxique. Parmi les médicaments qui ont leur place en endodontie moderne, on doit citer le chloroforme et l’eugénol. Mais au contraire du formaldéhyde ces deux substances ont un effet réversible même à fortes concentrations.

Fausses routes :
Perforations de la chambre pulpaire :

La perforations de la dent avec une fraise est un accident courent lors de la préparation de la cavité d’accès .Ce la se produit généralement parce que l’opérateur n’a pas étudie les dimensions, ni la forme de la couronne et de la chambre pulpaire, ni la direction des racines .Une bonne radiographie prise selon la technique du longe cône est donc de la plus grand utilité.

Une perforation latérale devra être exposée chirurgicalement et obturée comme une cavité de classe V. Une perforation de la furcation au contraire, lorsqu’elle est réparable, doit être obturée a partir de la chambre pulpaire .En principe dans ces cas, on peut utilises les même matériaux que pour les obturation apicales a rétro et la réussite ou l’échec vont dépendre de la possibilité ou de l’impossibilité de réaliser la fermeture hermétique de la perforation qui seul peut éviter l’installation d’une infection parodontal.

Le traitement doit être fait aseptiquement. La chambre pulpaire est nettoyée avec une solution stérile, soit de sérum salé soit d’anesthésique et le saignement est arrêté avec des boulettes de coton et des cônes de papier. On tasse alors minutieusement dans la perforation un matériau capable d’en assurer la fermeture hermétique .

Si la perforation du ligament est large il est opportun de plaquer de l’hydroxyde de calcium contre le tissu parodontal comme une matrice sur laquelle le matériau d’obturation pourra être tassée. De cette façon, on limite les risques de passage de matériau d’obturation dans le parodonte. Une fois que la perforation a être bien obturée la cavité d’accès est immédiatement fermée et la suite du traitement est remise a une séance ultérieure.

Perforations radiculaires :
Perforations apicales

Les perforations radiculaires surviennent lors de l’alésage du canal. Elles siégent en général au tiers apical des racine courbes, du côté extérieur de la courbure Trois causes prédominent :une cavité d’accès inadéquate, une précourbure mal adaptée des instruments a canaux et l’utilisation d’un instrument trop gros pour atteindre trop tôt la longueur de travail de l’instrument. Souvent ces fautes sont diversement cumulées.. coupe d’une perforation apicale. Du tissu conjonctif du ligament s’est développé dans la perforation du canal (hématoxyline-éosine)

Lorsqu’une telle perforation est constatée, il faut faire tout son possible pour remonter dans le canal en utilisant une lime de type k, petite (n°8 à 15) est suffisamment courbée, et un agent chélateur (EDTA) en abondance. Si le canal anatomique est retrouvé il est alésé et préparé de la façon classique puis obturé sans se soucier de la perforation et si en a su évite ou éliminer une infection, un nouveau tissu conjonctif va s’y organiser .

Du tissu conjonctif du ligament s’est développé dans la perforation du canal

Mais si le trajet de la perforation a plus de 3 mm de long il doit être rempli et obturé comme la bifurcation d’un canal radiculaire . Cela peut être extrêmement difficile. Un localisateur électronique d’apex peut y être extrêmement utile en aident a déterminer l’exacte position de la surface radiculaire

Il ne faut pas entreprendre l’obturation d’une telle perforation radiculaire sans savoir qu’un débordement du matériau d’obturation est presque inévitable en raison de la forme tubulaire de la perforation sans le moindre relaie pour arrêter l’obturation, contrairement à se qu’il en est lors de l’obturation de la partie apicale d’un canal.

Des problèmes particuliers se posent si après la perforation radiculaire les instruments ne peuvent retrouver le canal.

Si la perforation s’est produite de 1 à 4 mm de l’apex d’une dent vivante, le canal doit être alésé et obturé jusqu’à un millimètre de la perforation (utiliser un localisateur apical) et l’on abandonne les millimètres non traités. Cette approche thérapeutique peut également être tentée pour les dents à pulpe mortifiée mais alors la seule chance de réussite est que puisse être éliminée l’infection de la partie apicale de la racine qui n’a pu être préparée par des instruments. .

Perforations latérales

Comme pour les perforations apicales, la cause la plus fréquente des perforations radiculaires latérales et une mauvaise préparation de la cavité d’accès au canal, dont résulte un mauvais guidage des instruments à canaux. Dans les canaux courbes, un défaut de courbure des instruments est un facteur courant de perforation radiculaire, il en est de même d’une pratique imparfaite de la technique de limage de la courbure extérieure. Ces insuffisances conduisent facilement à une préparation trop rectiligne du canal et à une perforation de la courbure intérieure de la racine .

La perforation par usure, à cause de son étendue et de son irrégularité, est une complication particulièrement sérieuse qui conduit couramment à la perte de la racine ou à l’extraction de la dent.

Sinon, les perforations radiculaires latérales doivent être traitées comme les perforations du tiers apical. Il faut toujours essayer de retrouver l’accès au canal. Si l’on y parvient, la dent doit être traitée de façon courante .

Si le canal radiculaire reste inaccessible aux instruments au delà de la perforation, l’ablation de la racine perforée constitue la solution courante. Dans le cas d’une dent monoradiculée et très importante, on peut essayer d’exposer chirurgicalement la région de la perforation et de traiter et d’obturer la partie du canal inaccessible par voie coronale. Mais dans la plupart des cas, ces dents finissent par être extraites.

Perforations lors de la préparation de tenons radiculaires :

Les perforations radiculaires surviennent souvent pendant la préparation du logement d’un tenon radiculaire. La cause la plus fréquente de cet accident est un erreur d’appréciation de la direction de la racine lors de l’ablation de la gutta ou de l’élargissement du canal avec des fraises grosses et toujours rigides.

Les perforations liées au logement d’un tenon radiculaire sont généralement trop grandes pour qu’on puisse les traiter de l’intérieur du canal. Dans la mesure du possible, elles doivent être exposées chirurgicalement et fermées de l’extérieur .

Le tenon doit être scellé dans le canal avant le temps chirurgical afin de pouvoir enlever le ciment passé dans le parodonte lors de ce scellement et de corriger les irrégularités éventuelles. L’orifice de la perforation doit être scellé avec les matériaux utilisés pour les obturations radiculaires à rétro comme un vernis et de l’amalgame.

Fractures d’instruments :-

Si un instrument se fracture dans le canal pendant son alésage, il doit être enlevé dans toute la mesure du possible

Mais une telle fracture se produit généralement parce que le bout d’instrument s’est coincé dans le canal et s’y est tordu. Dès lors, il est habituellement extrêmement difficile de retirer les fragments de l’instrument. Il faut faire une tentative d’alésage du canal le long du fragment avec une second instrument à canal (lime k). Si c’est un succès le canal est élargi autant qu’il est possible au contact du fragment. On utilise les limes Hedstrom ou des instruments vibratoires soniques, avec patience et de bonnes quantités de chélateurs (EDTA), pour tenter de détacher le fragment et parfois on parvient effectivement à l’extirper. Mais dans la plupart des cas, il faut savoir se contenter d’obturer le canal à côté du fragment et au-delà. Malheureusement, cela ne sera réalisable dans beaucoup de cas et le canal ne sera obturé que jusqu’au fragment d’instrument .

Cela peut compromettre le succès du traitement, particulièrement si l’instrument a été fracturé dans le canal d’une pulpe mortifiée infectée. Le traitement pourra alors nécessiter une apicectomie,

de préférence avec ablation du fragment d’instrument par l’extrémité apicale du canal puis obturation rétrograde.

Dépassement apical de l’obturation

On peut dire qu’il y a excès d’obturation radiculaire lorsque la matériau pour obturation du canal déborde dans les tissus parodontaux périapicaux. Les matériaux qui se répandent dans les tissus ont des formes irrégulières et provoquent mécaniquement une réaction inflammatoire.

Aussi les macrophages vont-ils essayer d’éliminer le matériau ou au moins de réduire les arrêts agressives pour supprimer les irritations mécanique. De plus, toute propriété toxique ou allergénique d’un matériau choisi pour être utilisé dans un canal est potentialisé lorsque la surface de contact entre médicament et tissus est augmentée par le passage du matériau hors canal.

La réaction inflammatoire due à un matériau d’obturation radiculaire est souvent visible sur une radiographie sous la forme d’une radioclarté autour de l’image du matériau. Mais si les matériaux utilisés sont raisonnablement biocompatibles, la lésion guérira dans la majorité des cas .

uLa gutta est particulièrement bien tolérée par les tissus et les matériaux de scellement canalaire, qui peuvent être irritants pour les tissus, généralement se dissolvent ou se résorbent. Parfois un dépassement de pâte péri apical provoque des symptômes de longue durée ou des dysesthésies.

uAlors l’ablation chirurgicale du matériau peut être tentée. De même lorsqu’un dépassement de pâte à l’apex est suivi d’une résorption radiculaire, le traitement de choix est l’apicectomie avec ablation du matériau.

Evaluation du RTE

Nous évaluons un traitement endodontique d’un point de vue clinique et d’un point de vue radiologique (CLAISSE, 14).

6.1. Signes cliniques

6.1.1. Signes subjectifs

Une douleur violente, irradiante et intermittente

Une simple gène à la mastication,

Une douleur lancinante, localisée, continue, exacerbée à la pression,

Ces signes sont ceux de nécroses pulpaires avec ou sans syndrome desmodontal et plus rarement en cas de canaux oubliés, ceux des pulpites aiguës.

Les symptômes sont très variables. Ils peuvent être inexistants, frustres ou très marqués.

6.1.2. Signes objectifs

uIls sont révélés :

• à l’inspection

Les muqueuses peuvent montrer

Une tuméfaction,

Une variation de teinte des tissus mous qui reflète souvent une pathologie sous jacente,

Une fistule.

• à la palpation

La palpation peut provoquer une douleur ou détecter une tuméfaction objectivant l’existence d’une lésion périapicale.

• à la percussion axiale

Permet de localiser une sensibilité anormale du ligament alvéolaire dentaire et du parodonte profond, signe d’une pathologie périapicale.

6.2. Signes radiologiques

Les signes radiologiques d’un traitement endodontique incorrect se situent à 3 niveaux

Obturations canalaires

Présence d’une obturation inadaptée ;peu dense

Le manque de densité est lié à une obturation qui n’est pas tridimensionnelle et l’absence
d’étanchéité qui en découle peut être à l’origine du développement d’une pathologie trop courte ou inexistante

Les microorganismes, les toxines, les enzymes et les produits de dégradation pulpaire contenus dans le canal sont des facteurs irritatifs. Ils conduisent à des réactions inflammatoires provoquant la lyse des tissus périapicaux.

Toutes modifications des structures osseuses ou desmodontales

Les zones radioclaires apicales ou latéro-radiculaires Indiquent la présence d’un kyste ou d’un granulome et par conséquent un traitement endodontique incorrect.

Une diminution localisée de la radio-opacité signe un processus inflammatoire ou infectieux en rapport avec un traitement endodontique insuffisant.

Décalcification ou ostéite condensante Peut révéler l’echec d’un traitement endodontique.

L’inflammation peut être à l’origine de la formation d’un os sclérotique radio-opaque dans la région apicale. Ce mécanisme, plus fréquent chez les patients jeunes et en bonne santé, est un phénomène de défense destiné à empêcher le passage des produits de dégradation pulpaire vers l’os alvéolaire. Cette zone radio-opaque est également révélatrice d’un traitement endodontique incorrect.

La discontinuité de la lamina dura ou l’épaississement ligamentaire

Remarques

L’absence d’image ne signifie pas forcément l’absence de pathologie périapicale. Cela dépend de l’angulation des rayons X, de la quantité de perte osseuse et de sa situation par rapport à la corticale.

Les structures dentaires

Résorptions radiculaires Dues à ’infection, qui détruisent la racine

Hypercémentose apicale Due à l’inflammation

Critères de décision du RTE

Le traitement d’une lésion péri-apicale ou péri-radiculaire radiologiquement apparente sous forme d’une résorption osseuse, en rapport avec une dent ou racine dont le réseau canalaire a déjà été obturé, fait l’objet de controverses.

Les variations de pratiques sont connues et aucun consensus professionnel ne semble établi. L’analyse de la littérature n’a pas permis de mettre en évidence de publication indiquant les probabilités de guérison spontanée, de persistance ou d’aggravation des lésions au cours du temps.

En dehors de l’urgence, le praticien a la possibilité d’orienter le traitement vers quatre attitudes différentes selon l’état général du patient, l’état de la dent et de son environnement, les symptômes ressentis par le patient et les signes cliniques observés :

1. abstention thérapeutique et instauration d’un suivi annuel si la dent est asymptomatique et neprésente aucun signe clinique,

2. retraitement endodontique,

3. retraitement par voie chirurgicale,

4. extraction de la dent ou amputation radiculaire dans le cas d’une dent pluri-radiculée

La décision de RTE ne repose pas uniquement sur des critères objectifs clairement définis.

Certains praticiens considèrent que la présence de symptômes et de signes cliniques tels que tuméfactions, fistules,sont les seuls à considérer, alors que d’autres praticiens incluent parmi les indications de RTE tout changement radiologique dans la zone péri-apicale. En théorie, la décision de RTE repose sur l’établissement d’un diagnostic mettant en évidence l’origine endodontique de la pathologie.

Chez les patients n’ayant aucune contre-indication d’ordre général, et pour lesquels la conservation des dents dépulpées et traitées a été jugée possible et souhaitable, l’indication du retraitement sera déterminée en fonction de l’évaluation en terme de critères de succès,d’échecs ou de résultats incertains du traitement canalaire initial (Annexe II), et de la nécessité de réaliser une restauration prothétique :

- Si le succès est établi

Aucune intervention n’est indiquée.

Si l’échec est établi

Tous les cas avec une pathologie périradiculaire, avec ou sans symptôme, nécessitent un retraitement par voie canalaire ou par voie chirurgicale, dans la mesure où la dent peut être conservée dans un état fonctionnel et où les soins dentaires sont réalisables sur le patient.

Après avoir évalué et compris quelle était la cause de l’échec, le facteur déterminant à considérer entre le retraitement conventionnel ou chirurgical est l’accessibilité aux canaux et à l’apex. Si l’accès coronaire ne pose pas de problème le retraitement conventionnel est indiqué en priorité car il est plus conservateur, et parce que le pronostic de la chirurgie -résection apicale et obturation à retro- est influencé par la qualité de l’obturation canalaire (32-35).

L’endodontie chirurgicale est indiquée dans les autres situations, en particulier si l’accès au réseau canalaire est impossible, fait courir un danger à la dent, ou implique un coût trop élevé. L’abord chirurgical est de plus requis en cas de matériau extrusé, avec persistance sur une longue période désignes et symptômes associés.

- Si le résultat est incertain

Ces situations se caractérisent principalement par l’absence de symptomatologie ou par des symptomatologies frustres associées à des obturations canalaires non conformes sans lésion périradiculaire radiographiquement décelable. Dans ces cas, il existe un risque d’échec potentiel qui peut se manifester tardivement. Deux attitudes peuvent être envisagées : la réintervention dans le but de prévenir un échec futur, ou la surveillance clinique et radiographique, tant que le résulat n’est pas classé comme succès ou échec. Lorsque le praticien est perplexe, face à un dilemme sa décision doit toujours

uêtre déterminée en fonction du meilleur bénéfice pour le patient, et sachant qu’il y a rarement urgence à intervenir.

En dernier ressort c’est la nécessité ou non de remplacer la restauration coronaire ou coronoradiculaire qui peut déterminer la décision. Le coût des restaurations étant élevé, il n’est pas raisonnable de réaliser une restauration sur une dent présentant un pronostic endodontique jugé incertain. Ceci conduit à deux solutions chez les sujets sains

- lorsqu’une restauration coronaire doit être remplacée la ré intervention doit être envisagée. Celle-ci est souhaitable dès lors que l’obturation canalaire en place montre des signes évidents de défaillance et si les risques liés à la dés obturation sont mineurs par rapport au bénéfice attendu.

- lorsque la restauration coronaire peut être conservée : la réintervention n’est pas utile, mais un suivi clinique et radiographique annuel doit être instauré.

Dans cette dernière éventualité la notion de suivi clinique et radiographique est importante, afin de prévenir les conséquences locales et à distance du développement d’un foyer infectieux, qui resterait méconnu pendant plusieurs années.

Après avoir posé l’indication d’un retraitement, le praticien doit s’interroger sur la faisabilité de l’intervention. La décision de reprendre le traitement dépend de sa faisabilité.

La faisabilité d’un RTE

La faisabilité du retraitement implique une analyse individuelle de chaque cas clinique et l’évaluation des paramètres suivants :

• histoire du cas,

• situation clinique,

• anatomie,

• nature de l’obturation canalaire en place,

• facteurs réduisant les chances de succès,

• possibilité de complications au cours du retraitement,

• coopération du patient,

• compétence de l’opérateur.

La prise en considération de tous ces éléments intervient dans le pronostic et conduit soit à confirmer la décision, soit à modifier la décision d’intervention : vers l’abstention; vers la chirurgie : résection, hémisection, amputation; vers l’extraction.

Pour tous les auteurs le retraitement endodontique est une thérapeutique qui, en règle générale, requiert un temps d’intervention plus long qu’un traitement canalaire initial. L’impossibilité pour le praticien de prendre le temps nécessaire à l’intervention ne doit pas conduire :

à privilégier abusivement le retraitement par voie chirurgicale

• à l’abstention systématique conduisant à ignorer des foyers infectieux et à réaliser des restaurations prothétiques sur des dents au pronostic endodontique douteux,

• à la mise en oeuvre de techniques iatrogènes (retraitement effectué avec des insuffisances et/ou des fautes opératoires). Compte tenu de la spécificité des techniques de retraitement endodontiques, il est concevable que le praticien généraliste qui s’estime insuffisamment compétent puisse adresser son patient à un praticien ayant une expérience et une compétence reconnues en matière de pratique endodontique.

Le praticien doit informer le patient du bénéfice et des risques encourus, des aléas potentiels, des complications possibles du retraitement endodontique, des répercussions sur le plan de traitement buccodentaire. Le consentement éclairé du patient doit être obtenu avant d’entreprendre le retraitement.

En fonction des données disponibles, le groupe de travail recommande d’utiliser les critères résumés dans l’annexe II pour évaluer les traitements endodontiques, et propose un organigramme pour le retraitement endodontique (annexe III).


Signes cliniques

Signes radiographiques

Traitement canalaire

évalué comme un

succès clinique

- pas de sensibilité à la percussion et

à la palpation

- mobilité physiologique

- absence de fistule

- dent fonctionnelle

- pas de signes d’infection ou de

tuméfaction

- pas de signes subjectifs d’inconfort

- espace desmodontal normal ou étroit(<1mm)

- disparition d’une image préexistante de raréfaction osseuse (ou de condensation osseuse- ostéite)

- lamina dura normale analogue à celle de la dent adjacente

- pas de résorption apparente

- obturation dense, confinée à l’espace endodontique et semblant atteindre la jonction cémento-dentinaire (à 1 mm de l’apex anatomique approximativement)

Traitement canalaire

évalué comme un

échec clinique

persistance de symptômes

- fistule ou tuméfaction récurrentes

- douleur à la percussion ou à la

palpation, gène à la mastication

- fracture dentaire non réparable

- mobilité excessive ou destruction évolutive des tissus de soutien

- impotence fonctionnelle de la dent

- sinusite en rapport avec la dent

traitée

- adénopathie, fièvre

- augmentation de largeur de l’espace desmodontal (>2mm)

- absence de réparation osseuse ou augmentation de taille de la raréfaction osseuse

- absence de nouvelle lamina dura ou augmentation significative de la densité osseuse des tissus périradiculaires

- apparition de nouvelles zones de raréfaction osseuse périradiculaire (raréfactions latérales)

- espace canalaire visiblement non obturé ou présence de vide au sein del’obturation

- extrusion excessive de matériau d’obturation dans le périapex avec des vides manifestes dans la portion apicale du canal

- signes de résorption active associés à d’autres signes d’échecs radiographique

Traitement canalaire

évalué comme un

résultat clinique

incertain

- symptômes intermittents non

reproductibles

- sensations de tension ou impression de plénitude

- léger inconfort à la percussion,

palpation, et à la mastication

- inconfort à la pression linguale

- besoin occasionnel de médication

analgésique

- augmentation de l’espace desmodontal (<1mm / <2mm)

- raréfaction osseuse stationnaire ou en légère régression

- augmentation d’épaisseur de la lamina dura par rapport aux dents adjacentes

- signes de résorption dont on ignore l’état évolutif ou non

- densité de l’obturation avec vides particulièrement dans le tiers apical

- extension de l’obturation au-delà de l’apex anatomique.

Efficacité du RTE

L’efficacité du RTE est souvent appréciée par la qualité technique et matérielle de la procédure d’obturation endodontique que reflète une image radiologique. L’efficacité du RTE peut aussi se définir en terme de disparition de symptômes et signes cliniques; en terme de guérison, de persistance, d’amélioration ou d’aggravation de la lésion osseuse à l’aide d’une évaluation radiologique. L’efficacité du RTE peut également tenir compte de composantes fonctionnelles et du degré de satisfaction du patient.

Une étude de Bergenholtz et col. en 1979 présente les résultats d’un suivi de deux ans, de patients pour qui un RTE était indiqué. Les soins ont été effectués par des étudiants du Département d’Endodontie du Service d’Odontologie de Gothenburg, Suède. Au départ, 410 patients (170 hommes et 240 femmes) ont été inclus dans l’étude et un total de 660 racines ont été retraitées. Deux indications de RTE ont été distinguées.

Une première indication concernant 351 racines asymptomatiques, sans lésion apicale radiologiquement visible, mais présentant des insuffisances techniques dans l’obturation du réseau canalaire. Les racines étaient destinées à recevoir une reconstitution coronaire prothétique.

Une seconde indication concerne 309 racines en rapport avec une résorption osseuse péri-apicale radiologiquement visible. Pour 537 racines (81 %), l’obturation après RTE était située dans une zone plus apicale que celle du traitement précédent. Lors de la réévaluation, à deux ans, 66 patients étaient perdus de vue et 17 racines ont été extraites ou traitées par chirurgie apicale.

Au total 556 racines (84 %) ont été réexaminées. Selon les principes d’une approche conservatrice, dans le premier groupe, pour 86 % des racines, aucune lésion n’est apparue et pour 14 % des racines, il y a eu apparition de lésion péri-apicale.

Dans le second groupe, on note 36,6 % de guérisons et pour 63,4 % des racines, il a été observé une diminution, une persistance ou une aggravation de la résorption osseuse. Un nouveau calcul montre que les pourcentages présentés dans l’article étaient optimistes.

Allen et col. en 1989 publient les résultats d’une étude rétrospective, sur dossier, portant sur 1300 cas de RTE. Les cas sélectionnés ont été suivis à l’Ecole Dentaire de l’Université d’Indiana et dans deux cabinets privés avec pratique exclusive de l’endodontie.

Sur les 1300 cas, 767 ont été perdus de vue(51,3 %). Les taux de succès cités dans la publication (65,6 %) ne peuvent pas être pris enconsidération, en raison de quatre biais majeurs : étude rétrospective; un seul investigateur; proportiontrès importante de perdus de vue; les performances des praticiens ne reflètent pas celles d’omnipraticiens.

En étant conservateur, le taux de succès est de 32 % (415/1300) alors que les auteurs indiquent 65,6 %(415/633).

Les résultats d’une telle étude ne peuvent pas être pris en considération.

Il n’a pas été possible d’identifier une étude prospective comparative établissant scientifiquement la supériorité à long terme du RTE par rapport à l’abstention et à la surveillance radiologique.

Une étude rétrospective de Van Nieuwenhuysen et col., en 1994, (37) met en parallèle les deux attitudes. Un seul investigateur a évalué 1032 racines traitées endodontiquement. Parmi elles, 612 ont été retraitées et 420 racines asymptomatiques, sans signes cliniques et dont l’obturation révèle radiologiquement des insuffisances n’ont pas été retraitées, mais suivies sur une durée médiane de six ans.

Parmi les 612 racines retraitées, 260 l’ont été pour des raisons de lésions péri-apicales et 352 pour des "raisons prothétiques". Globalement, sur le plan technique, le RTE a été jugé correct pour 52,3 % des racines, amélioré pour 33,8 % des racines, équivalent pour 11,1 % et pire dans 2,8 %.

Un ensemble de 420 racines asymptomatiques dont l’obturation endodontique est radiologiquement insuffisante n’ont pas été retraitées mais suivies radiologiquement sur une duréemoyenne de six ans.

83,1 % des racines ne présentent pas de lésions péri-apicales radiologiquementvisibles. L’évaluation clinique et radiologique montre que la situation initiale reste stable dans 94,8 % des cas. Une guérison partielle ou totale intervient dans 2,4 % des cas. L’apparition ou l’augmentation de taille d’une petite image péri-apicale radio claire a été observée dans 2,8 % des cas.

Tant qu’il n’y aura pas d’études avec une méthodologie rigoureuse et apportant des preuvesjustifiant les indications de RTE, il ne sera pas possible de recommander de manière formelle une attitude thérapeutique particulière.

En l’absence de preuves suffisantes le groupe de travail estime que le retraitement endodontique se justifie dans un certain nombre de situations cliniques, dont les complications péri-apicales et les obturations manifestement déficientes lorsqu’un traitement restaurateur de la dent est nécessaire.

Compte tenu du fait que le retraitement endodontique est une thérapeutique plus aléatoire qu’un traitement canalaire initial et que le pronostic du retraitement est moins bon, le groupe de travail insiste sur la nécessité de prévenir les échecs endodontiques et d’indiquer le retraitement endodontique à bon escient.

Les moyens thérapeutiques

ici n est pas nécessaire de décrire les différentes techniques de désobturation coronoradiculaire. Il insiste sur le fait que ces techniques doivent être sélectionnées en fonction du moindre traumatisme pour la meilleure efficacité. La programmation du traitement comporte deux étapes thérapeutiques (annexe IV protocole thérapeutique du RE).

6.1. Accès aux orifices canalaires

Les restaurations coronaires :

La recherche des orifices canalaires implique le franchissement des obstacles coronaires que représentent les restaurations en place. Deux solutions principales s’offrent au praticien :

- Déposer les restaurations déficientes (adaptation marginale nsuffisante, récidive de carie) ou devant être refaites dans le cadre d’un traitement prothétique global, avant d’entreprendre le retraitement, et réaliser des restaurations provisoires adaptées.

- Aménager à titre temporaire les restaurations paraissant satisfaisantes et compatibles avec la pose d’un champ opératoire (digue) et l’obtention d’un accès adéquat aux canaux. Le danger est d’ignorer un problème masqué par la présence de la restauration d’origine et de laisser subsister une infiltration bactérienne préexistante.

L’évaluation de la cavité pulpaire coronaire et des structures dentaires résiduelles associées à diverses considérations [morphologie de la dent, radiographie, fêlures coronaires et fractures verticales, caries, infiltrations, cavité endodontique, isolement, fonction occlusale] sont en faveur de la dépose des restaurations. Cette dépose suivie de la mise en place de restauration transitoires adaptées augmente les chances de succès du retraitement.

Cependant dans les cas de restaurations prothétiques importantes, la dépose entraîne des contraintes sévères et ne peut donc être recommandée systématiquement. Chaque situation clinique doit être évaluée en fonction du meilleur bénéfice pour le patient.

Reconstitutions coronoradiculaires et ancrages :

La dépose est généralement nécessaire mais elle peut compromettre l’intégrité et la résistance de la dent.

Des précautions sont à prendre pour éliminer sans détruire et sans fragiliser. Si les risques sont trop importants, l’abord chirurgical peut être préférable.

6.2. Accès aux foramin apicaux

Cette étape est basée sur la reconnaissance et l’élimination des matériaux intracanalaires qui peuvent êtreclassés en 3 catégories :

• pâtes et ciments canalaires,

• matériaux semi-solide (gutta-percha),

• matériaux solides et obstruants (cône d’argents, bris d’instruments).

L’élimination de ces obstacles implique la maîtrise de procédés mécaniques, physiques et chimiques sélectifs. Cette élimination détermine la possibilité de cathétériser le canal et crée les conditions du succès thérapeutique. Infinie le canal est repréparé et réobturé.

Cette dernière phase concrétise le traitement : elle est soumise aux mêmes principes et objectifs qu’un traitement initial : désinfecter et établir l’herméticité.

L’élimination des matériaux solides : cônes d’argent et instruments fracturés, est une étape délicate du retraitement endodontique. Elle n’est pas toujours couronnée de succès, aussi faut-il, après une analyse soigneuse du cas, procéder selon une méthodologie précise et codifiée. L’apport des ultra-sons et du microscope opératoire représente des atouts précieux qui font aujourd’hui reculer les limites des possibilités thérapeutiques.

pâtes et ciments canalaires,

• matériaux semi-solide (gutta-percha

1/ Mise en place de la digue :

Indispensable à cause de la toxicité des solvants utilisés.

2/ Trois produits indispensables :

Un irriguant : antiseptique et lubrifiant, l’hypochlorite de sodium

Un chélatant : pour les canaux calcifiés, étroits et en présence de pulpolithes

L’EDTA ( Largal Ultra, RC Prep, File-Eze, HPU 15, etc…)

Un solvant : pour dissoudre les matériaux d’obturation intra-canalaire. C’est un produit toxique.

Type matériau

Type solvant

Pâtes et ciments canalaires

DPC7®


ENDOSOLV-E®


DESOCCLUSOL®


Xylène

Monocône de Gutta percha ou Résine

DPC7®


ENDOSOLV-E®


DESOCCLUSOL®

Gutta percha condensée

Xylène


Chloroforme

Résine Bakélite

Xylène


ENDOSOLV-R®


RESOSOLV

AUTRE SYSTEME

Le RTE comporte deux phases : la phase de mise en condition coronaire précède la phase de reconditionnement radiculaire. Cette dernière peut être réalisée par une séquence spécifique en rotation continue d’une instrumentation en Nickel-Titane : la séquence R-Endo®, premier concept global pour le RTE.

La ligne R-Endo®, est adaptée aux matériaux d’obturation rencontrés le plus souvent lors des RTE : gutta percha et pâte d’obturation.

DEPOSE CAMERALE DU SOLVANT

Dépose à la précelle

ou

Dépose à la pipette

LIME Rm
Rôle

Sert à pointer, fracturer la pellicule dure du matériau d’obturation.

Permet un centrage et un guidage de l’instrument suivant.

Dynamique

Quart de tour en pression apicale,

Retrait.

Utilisation comme une dague.

Re

Rôle

Redresse les parois de la cavité d’accès.

Elimine l’éventuel surplomb dentinaire.

Agrandit l’espace d’accès pour augmenter la quantité du solvant actif.

Supprime toutes les contraintes primaires.

Dynamique

Contrôle de la pression apicale, arrêter dès que l’instrument force pour entrer.

Pénétration intra canalaire de 1 à 3 mm sans forcer.

Remontée en appui pariétal.

Rm

Renouveler le solvant.

Repasser Rm pour les mêmes raisons que précédemment.

Permet de libérer la lumière canalaire pour que l’instrument suivant ne travaille pas avec la pointe, mais avec les spires les plus coronaires

R1

Rôle

Elimination des matériaux dans le 1/3 coronaire.

Libère les contraintes du 1/3 coronaire.

Mise en forme pour le passage de l’instrument suivant.

Dynamique

Pénétration intra canalaire par actions répétées de poussées apicales contrôlées ("pousser-retenir").

Travail du tiers coronaire au début du tiers moyen.

RINCAGE DES SOLVANTS A L’HYPOCHLORITE

Et élimination des débris.

PASSAGE D’UNE LIME MMC N°10 21 MM PRE-COURBEE

Recherche de la limite apicale, si accessible sans forcer.
Ouverture de la lumière canalaire.
A effectuer dans l’hypochlorite.
Si nécessaire alternance de solvant et d’hypochlorite selon appréciation.
Détermination de la longueur atteinte par la MMC.
Si la limite apicale est obtenue par la MMC, mesure de la Longueur de travail LT (Radiographie et/ou électronique).

R2

Rôle

Elimination des matériaux dans le 1/3 moyen.

Libère les contraintes du 1/3 moyen.

Mise en forme pour le passage de l’instrument suivant.

Dynamique

Si nécessaire dans le solvant (ou dans l’hypochlorite selon appréciation).
Pénétration intra canalaire par actions répétées de poussées apicales contrôlées ("pousser-retenir").

Travail du tiers moyen au début du tiers apical, sans aller plus loin que la lime MMC.
Rinçage à l’hypochlorite.

RECHERCHE DE LA LIMITE APICALE AVEC MMC

Détermination de la LT (si non atteinte et non réalisée en 7).

Avec radiographie lime en place ou/et localisateur d’apex électronique.

R3

Rôle

Elimination des matériaux dans le tiers apical.

Mise en forme du tiers apical.

Dynamique

Dans l’hypochlorite.

Pénétration intra canalaire par actions répétées de poussées apicales contrôlées ("pousser-retenir").

Descendre R3 à la limite de travail ou à proximité, selon l’anatomie.

Rinçage à l’hypochlorite.

CONTROLE DE LA PERMEABILITE APICALE

A effectuer avec MMC n°10 à LT + 0,5 mm.

FINITION DE LA MISE EN FORME

APPUI PARIETAL en remontée avec R2 et/ou R3.

Finition avec RS si le diamètre apical le nécessite.

Avantages R-Endo®

R-Endo® : première méthode pour le retraitement endodontique.

Des limes spécialement étudiées pour le RTE : conicités, longueurs et pas des limes sont adaptés à chaque niveau de l’espace radiculaire.

Un protocole simple en 5 instruments.

Une identification rapide et aisée des instruments rotatifs : la couleur du manche correspond à la conicité de l’instrument.

Efficacité d’élimination des anciens matériaux d’obturation.

Nettoyage pariétal des canaux radiculaires.

Respect de la trajectoire canalaire initiale.

Reproductibilité des résultats.

La préparation canalaire après R-Endo® permet une obturation selon la méthode habituelle du praticien.

Simplicité.

Efficacité.

Confort.

Rapidité.

Sécurité.

Sérénité.

PROTAPER

Osez ! la conicité variable…

- Le Protaper est un instrument endodontique en nickel-titane, de conicité variable, utilisé en rotation continue et destiné à la mise en forme des canaux.
- Le ProTaper peut être utilisé :
• Pour des biopulpectomie
• Pour le traitement endodontique lors de nécrose pulpaire
• Pour les reprises de traitement endodontique

CONCLUSION

Compte tenu que le retraitement endodontique est d’un moins bon pronostic que le traitement endodontique initial et compte tenu des lourdes implications prothétiques des échecs endodontiques, des efforts particuliers doivent être entrepris sans attendre pour favoriser une pratique plus préventive de l’endodontie.

Pour cela une amélioration de la qualité des soins par une meilleure formation des praticiens et une rétribution adéquate des soins endodontiques correspondant au temps et moyens mis en oeuvre sont deux conditions nécessaires.

La formation continue des praticiens est une condition essentielle à la mise en oeuvre des bonnes pratiques. Elle est obligatoire pour l’intégration des connaissances et de leur évolution rapide. La réactualisation de la nomenclature des actes endodontiques doit tenir compte des efforts de formation. Elle doit intégrer les évolutions qualitatives des thérapeutiques, des coûts techniques et du facteur temps.

BIBLIOGRAPHIE

RECOMMANDATIONS ET RÉFÉRENCES DENTAIRES 1996

These Pour le DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIREPrésentée et soutenue publiquement le 10 décembre 2001
par Marion TAULEIGNE
DEPOSE DES ELEMENTS METALLIQUES EMPECHANT LA RTE

L’APPORT DU MICROSCOPE OPÉRATOIRE LORS DU ETRAITEMENT ENDODONTIQUE NON CHIRURGICAL Ely Mandel Maître de conférences des universités,praticien hospitalier, sous section Oc- Endodontie, Faculté de chirurgiedentaire, Université Paris 7 DenisDiderot

LES CAHIERS DE L’ADF – N ° 1 0 – 4 e t r i m e s t re 2 0 0 0 19

www.dentalespace.com

www.micromega.com